Fernand André Marie du Mesnil  de Maricourt
Archiviste - Paléographe
Fiche généalogique d'André de Maricourt



Ecole des Chartes

à propos de:
"La véritable Madame Tallien"
"En marge de notre histoire"
"En flanant à travers Senlis"
"Louise-Marie-Adelaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'Orléans."
"Oncle Praline"
"Prisonniers et prisons de Paris pendant la terreur"

Revue des études historiques - 1900 (65)

Auteur : Société des études historiques Edité en 1900

École des Chartes. — Les 29, 30 et 31 janvier derniers, a eu lieu à l'École des Chartes la soutenance des thèses des élèves de la promotion de 1900, en vue d'obtenir le diplôme d'archiviste-paléographe. Il nous parait intéressant de donner ici l'énumération des sujets choisis par les candidats, plusieurs de ces travaux ne devant pas tarder sans doute à être publiés :

......................

Essai sur l'histoire du duché de Nemours de 1404 a 1666, par André de MARICOURT.

..................


Revue des études historiques - 1933 (101)

Auteur : Société des études historiques Edité en 1933

COMPTES RENDUS CRITIQUES


BARON ANDRÉ DE MARICOURT. - La véritable Madame Tallien,

édition des Portiques, in-16 de 256 pages.

Notre-Dame de Thermidor est plus légendaire que véritablement connue. Le baron André de Maricourt a donc bien fait de retracer sa vie avec sincérité. La destinée de Thérésia Cabarrus est très singulière. D'une famille espagnole fixée en France depuis deux siècles, remarquable par ses nombreux enfants et son sens des affaires, elle naît au bal le 1° août 1773, près de Valence en Espagne. Mariée très jeune à M. de Fontenay qui se prétend marquis, elle se sépare bientôt de lui. Venue à Bordeaux en 1793, elle y fait la connaissance du conventionnel Tallien et obtient de lui la grâce de nombreux prisonniers. Emprisonnée par ordre de Robespierre, du fond de la prison de la Force, elle adjure Tallien de renverser le Tyran, Après le 9 thermidor, elle épouse Tallien, qui n'a eu d'énergie que pour une heure et que bientôt elle méprise. Liée ensuite avec Barras, elle connaît Joséphine de Beauharnais, qui resta toujours son amie dévouée. Le financier Ouvrard lui donne la clef d'or de l'hôtel de Chanaleilles, situé rue de Babylone. Enfin, le 2 avril 1805, elle épouse l'honnête François Riquet de Camaran qui deviendra ensuite prince de Chimay. L'ancienne Merveilleuse vécut désormais en Belgique comme une aïeule respectable et mourut le 15 janvier 1835. Son trop lourd passé n'avait pas permis à Napoléon ni au roi des Pays-Bas de l'admettre à leur Cour. Il faut tenir compte à Madame Tallien des extraordinaires circonstances de la Révolution et de la loi du divorce grâce à laquelle elle put changer plusieurs fois de mari. De ses cinq unions elle eut en tout onze enfants qui eurent eux mêmes une nombreuse postérité. Si sa vie privée ne fut pas recommandable, il est juste de remarquer qu'elle ne se servit de son crédit auprès des puissants du jour que pour sauver des victimes de l'échafaud. Le baron de Maricourt a traité cette histoire scabreuse avec toute la délicatesse nécessaire, et il s'est servi des souvenirs inédits de Madame de Narbonne-Pelet, fille de Tallien. L'historien décrit d'une manière très vivante les différents maris de son héroïne. Cependant, l'ingratitude témoignée à « Notre-Dame de Thermidor » l'amena à faire un peu trop valoir ses services. Regrettons, à propos de ce volume, la fâcheuse coutume, qui s'introduit maintenant, de ne point mettre de table des chapitres, ni de références.


Paul DESLANDRES.


Revue des questions historiques - 1905 (80)

Auteur : Gaston du Fresne marquis de Beaucourt Edité en 1905

En marge de notre histoire

par le baron DE MARICOURT. Paris, Émile Paul, I90à. in-12 de vn-311 p.

Sous ce titre modeste, M. le baron de .Maricourt vient de publier un charmant volume, écrit en partie d'après ses archives personnelles ou des pièces inédites qui lui ont été communiquées. Plusieurs des épisodes qu'il raconte, d'importance secondaire, restent vraiment « en marge de l'histoire ; » mais il en est d'autres qui valent, de vrais chapitres d'histoire, et en ont. toute la portée. Tel est l'épisode du confesseur du duc de Berri, le futur Louis XVI. La figure de l'abbé Soldini était bien oubliée, sinon tout à fait inconnue : ses « Avis donnés à M. le duc de Berri avant qu'il monte sur le trône » sont vraiment admirables, font, comprendre comment se formèrent les vertus chrétiennes du roi martyr, et suffiraient, comme l'indique discrètement M. de Maricourt, à réhabiliter le rôle souvent calomnié des confesseurs des rois. D'autres chapitres du livre nous introduisent, avec beaucoup d'agrément, dans un monde disparu, dont nous n'avons plus aucune idée : telle est, par exemple, cette toute petite aristocratie des « jardiniers et concierges du roi, » bons gentilshommes pour la plupart, s'alliant entre eux, très bien apparentés, vivant « en marge de la cour - dans une touchante familiarité avec les personnes royales, bien différente de la morgue qui domine dans notre monde de parvenus. Touchant, à mille détails de l'histoire de l'Ancien Régime et même de la Restauration, le petit livre de M. de Maricourt nous ouvre ainsi bien des points de vue nouveaux.

Comme la critique ne doit jamais perdre ses droits, je signalerai à l'auteur quelques négligences de style, marques d'une rédaction un peu hâtive, et aussi quelques fautes d'impression : par exemple, p. 93, bulle Universitas pour bulle Unigenitus.

PAUL ALLARD.



Revue des études historiques - 1931 (98)

ANDRÉ DE MARICOURT. — En flânant à travers Senlis. In-16 de 183 p. (Senlis, 9, Place Henri-IV).

M. André Maricourt, successeur de Gustave Macon, à la présidence de la Société d'histoire et d'archéologie de Senlis, est l'annaliste compétent de sa ville natale. Après avoir décrit les épreuves de la grande guerre à Senlis, il se fait l'historien anecdotique de la capitale du Valois. Il reproduit dans ce livre plusieurs conférences dont l'agrément du style ne saurait dissimuler la sérieuse documentation. A la manière de Lenotre, il nous trace les portraits les plus curieux : la mystérieuse

Madame Fritzsch, qui était peut-être une espionne, M. de Balbi, le séquestré volontaire, Marie, la soi-disant favorite du comte de Provence, Mlle des Marquettes, dont le plus beau jour était celui où elle avait figuré la déesse de la Raison. Il décrit encore le collège Saint-Vincent, où fut élevé José Maria de Heredia, le faubourg de Villemétrie où il a eu l'honneur de recevoir le maréchal Foch ; il relate avec précision les deux passages de Jeanne d'Arc à Senlis en 1429 et en 1430. Mais il faut surtout mettre à part le chapitre consacré aux grands agriculteurs du Valois, qui est un bel hommage à la fidélité terrienne et aux séculaires vertus de la race.

Paul DESLANDRES.


Revue d'histoire rédigée à l'Etat-major de l'armée (section historique), - 1913 (44)
Edité en 1913

Baron André de MARICOURT. — Louise-Marie-Adelaïde de Bourbon Penthièvre, duchesse d'Orléans. -— La jeunesse.

volume in-8 de xiv-329 pages. — Paris, Émile-Paul, édit., 1913.

Différentes publications viennent de paraître concernant les rapports du duc d'Orléans avec la célèbre Madame de Genlis. L'ouvrage du baron André de Maricourt apporte une contribution nouvelle à cette question intéressante en s'attachant principalement à retracer les malheurs de la femme qui devint la véritable victime des fantaisies extra-conjugales du duc d'Orléans, Philippe-Egalité.

« Ce n'est, dit l'auteur dans son avant-propos, que la simple histoire d'une femme vertueuse ». Et, à vrai dire, il pourrait craindre que le livre ne réserve « des déceptions à beaucoup de ses .lecteurs » si la personnalité de la duchesse d'Orléans était seule en cause. Louise-Marie-Adelaïde de Bourbon Penthièvre apparaît en effet comme une femme d'intelligence très ordinaire, partageant l'existence fastueuse, monotone ct inutile de la Cour, commettant parfois bien des étourderies, en un mot incapable de se conserver l'affection de son époux, malgré la tendresse qu'elle ne cessera de lui témoigner. Son séjour à l'abbaye de Montmartre ne lui a laissé qu'une instruction superficielle, son mariage a fait l'objet de négociations où la maison d'Orléans ne joue pas un rôle très digne ; épousée pour sa fortune, elle n'est pas, par surcroît, femme d'esprit, à une époque où l'esprit seul rendait les femmes irrésistibles et capables d'exercer une influence.

L'ouvrage est plus intéressant lorsqu'il décrit la vie de la petite cour du Palais-Royal, le récit d'une fugue de la duchesse en Italie et surtout lorsque l'auteur retrace un portrait de ce personnage curieux que fut le duc de Penthièvre, père de la duchesse, gentilhomme richissime et. thésauriseur, indifférent aux agitations de son siècle, philanthrope et maniaque. Le duc d'Orléans ne figure pas au premier plan de l'ouvrage; toutefois il est possible d'y retrouver quelques-unes des causes qui le transformèrent en adversaire déclaré de la maison de Bourbon. Quinze ans avant la Révolution, la branche aînée tenait la famille d'Orléans à l'écart, avec une réserve dédaigneuse; la présentation au Roi du duc de Valois — le futur Louis-Philippe — ne manqua pas d'occasionner les froissements habituels dont le caractère ombrageux et agité du duc d'Orléans souffrait jusqu'à l'exaspération. Quelle fut la part réelle du prince dans le déchaînement de la tourmente révolutionnaire? Il faut espérer que le baron André de Maricourt, préoccupé certainement par ce problème (V. p. 250 et 264), contribuera à l'élucider dans la deuxième partie de son œuvre où le lecteur trouvera le récit des interminables pérégrinations de la duchesse, séparée à la fois de son époux et de ses enfants.


La Revue franco-américaine (Volume 9)

L'ONCLE PRALINE, par André de Maricourt. Un volume in-12, broché, 3 francs. Relié toile bleue, tranches marbrées, 3 fr. 50.

L' « Oncle Praline » est un roman historique d'un intérêt poignant qui, en pleine époque révolutionnaire, nous fait assister au heurt de deux « mondes ». La fille d'un ci-devant, Lydie de Vaugrigneuse, est aimée en même temps par un de ses cousins dévoué à la reine Marie-Antoinette et par le fils d'un conventionnel qui a voté la mort du roi. L'intrigue se déroule dans un manoir poétique de l'Ile-de-France, dans les prisons de la Terreur, devant l'échafaud et jusqu'en émigration, et le principal acteur en est « l'oncle Praline », personnage volontairement caricatural, puis infiniment touchant, qui s'offre à la mort pour sauver les siens. Si, souvent, les romans des temps révolutionnaires semblent un peu « rebattus », l'auteur a su donner à celui-ci autant d'originalité que de vie. Ses beaux travaux historiques, couronnés déjà par l'Académie française, lui donnent toute autorité pour parler du XVIIIe siècle et, sous la forme romanesque, il a fait une peinture soigneusement exacte des mœurs du temps, des prisons de Chantilly et de Paris et de l'émigration. Enfin, passant avec aisance du plaisant au sévère, M. de Maricourt, au milieu de descriptions charmantes et poétiques, nous a présenté ses personnages (dans une action dont l'intérêt croît à chaque page) avec esprit et humour, puis avec une émotion discrète et attendrie qui rend très attachant ce volume écrit avec une rare élégance.

Envoi franco contre mandat-poste ou timbres français (non coloniaux) à l'adresse de M. Henri Gautier, éditeur, 55, quai des Grands-Augustins, à Paris.


L'Intermédiaire des chercheurs et curieux : questions et réponses, communications diverses à l'usage de tous,
littérateurs et gens du monde, artistes, bibliophiles, archéologues, généalogistes, etc.
Edité en 1924

ANDRE de MARICOURT — Prisonniers et prisons de Paris pendant la Terreur. Ouvrage illustré de vingt photogravures, Chez Lemerre.

Noua ne sommes pas moins curieux que nos pères après la tourmente révolutionnaire, de recueillir de la bouche de témoins les récits de leur captivité dans les prisons qui remplacèrent la Bastille que ceux qui les pourvoyaient avaient détruite. La littérature du sujet est abondante, et difficile à rassembler en entier. M, André de Maricourt a pensé qu'il rendrait service aux curieux de la petite histoire, en extrayant de tous ces mémoires contemporains, les meilleurs récits en ce qu'ils ont d'essentiel. Nous avons ainsi, sous un volume abordable, un excellent livre d'histoire — annoté — qui contient: la Conciergerie d'après Riouffe. L'abbaye, l'Hotel Dieu, l'Evêché,.le Plessis par Paris de l'Epinard ; la Mairie, la Force et le Plessis par un militaire détenu dans ces trois prisons — dont le nom est resté ignoré; les Madeleines les Port-libre et les Carmes par Coutant. Le Luxembourg par un témoin anonyme.

L'ensemble forme un tableau saisissant et complet — et irréfutable — de l'existence des captifs, dans les Prisons de la Terreur.


cxwcc