Charlotte d'Argouges

Archives historiques du Poitou - 1919 (41)

édité en 1919

Jean, bâtard d'Harcourt, fils naturel de Jean VII d'Harcourt, et de Philippe Noëlle, avait été légitimé par lettres de 1470. Seigneur de Gironde en 1475, conseiller et premier chambellan de Charles II, comte du Maine, vicomte de Châtellerault, gouverneur pour ce prince et capitaine de Saint-Maixent, sénéchal du Maine en 1481, il laissa la terre de Gironde à Charlotte d'Argouges. (Le P. Anselme, Hist, généalogique, t. V, p. 134.) Charles d'Anjou, par son testament dans lequel il constituait le roi de France son héritier universel (10 déc. 1481) avait recommandé particulièrement le bâtard d'Harcourt à Louis XI qui en fît l'un de ses chambellans. Le 6 avril 1482, il mandait au Parlement de juger promptement un procès soutenu par ce personnage contre le sire de Richebourg, au sujet de la seigneurie d'Alluye donnée par le roi audit de Richebourg, malgré l'assignation précédemment faite par Charles d'Anjou au bâtard d'Harcourt, en garantie d'une somme de 10.000 écus d'or qu'il lui avait promise. (Va ésen, Lettres de Louis XI, t. IX, p. 196.)


Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790: Loiret : Archives civiles
Auteur : Archives départementales du Loiret, Jules Doinel , Camille Bloch, F . Maupré Edité en 1900

 Tarif du péage du Lais et du Bich (1490). 

«  Oyseaulx : ung faulcon, ung denier. Ung émerillon, ung denier. Item, ce l'espervier est, il franchit tout. Ung chat, obole. D'ung riche homme : un mesnage allant par eau en challan, doibt cinq solz. Ung espousé et ses gens allant par eau doibt cinq solz tournois. Ung homme mort ou une femme, cinq solz parisis. Le mesnage d'un pauvre homme, deux deniers. Ung Juif seul doibt douze deniers. La Juifve grosse, neuf deniers. Une simple Juifve, six deniers. Ung Juifveau, six deniers. Ung Juif mort, cinq sols. Une Juive morte, trente deniers ».

— Aveu par devant Robin du Luet, prévôt de Châteauneuf par Mathieu du Wuarou, écuyer, seigneur de Chalainçois et Isabeau de Dicy, sa femme, pour le manoir de la Porte à Sigloy, etc, le manoir de Lais et son péage, le droit de pèche depuis la rue Bourdon jusqu'à la Salle (1409).

— Le péage en 1450, consistait à prendre, sur chaque bateau chargé de sel, deux petits minots. Le sel clair mis dans un grenier dont le grenetier du Roi à Sully avait une clef et le seigneur de Lais une autre clef. 

— Pierre Pallier, écuyer, seigneur de Nancré, par Catherine de Wuarou, sa femme, était, en 1464, seigneur du péage du grand et du petit Chalancoys, de la métairie de la Porte à Sigloy, de la masure de la Croix-Blanche à Châteauneuf. 

— Le péage passa, à la fin du xve siècle, à Jean du Monceau, seigneur de Tignonville. En plus, il avait le péage de Assis, près du lieu de la Porte et le fief de la Mothe d'Ossinville Il avait épousé Antoinette Pallier, fille de Louis Pallier et de Louise d'Egreville. Il vendit ces fiefs en 1506 à Charlotte d'Argouges, veuve de Philippe du Moulin.

LAIZ et BICH, CHATEAUNEUF.
Laiz, ancien port de la commune de Châteauneuf-sur-Loire ; Bich, ancien port en face Châteauneuf, en la commune de Sigloy, canton de Jargeau, département du Loiret ; Châteauneuf-sur-Loire, même département.