Château de Fleury-en-Bière

Venu dans la famille d'Argouges par le mariage de Charles d'Argouges avec Madeleine Clausse. Il resta plusieurs générations dans la famille.

La princesse douairière de Talmont ( Henriette Louise Françoise d'Argouges), propriétaire du château,  laisse, à sa mort en 1831, toute sa fortune à Félicie de Duras veuve de Léopold de la Tremoille son fils. Félicie de Duras était remariée avec Auguste du Vergier, comte de la Rochejacquelein.

La comtesse de la Rochejacquelein, princesse de Talmont, transmet le château Robert d'Argouges son filleul..

Le château de Fleury a aussi hérité de la légende de la fée d'Argouges puisque la porte située entre la porte de la Motte et le pentagone de Cely se nomme "porte de la Fée".


Les communs

Chronologiquement, le Grand Canal de Fleury est le premier. Côme Clausse, l’un des quatre « Secrétaire de Commandement » du Roi Henri ll avait acquis la seigneurie de Fleury en Bière en 1550. Il fit construire par Gilles Le Breton, l’un des architectes de Fontainebleau un château accroché à deux tours du Moyen Age, avec deux longues ailes de commun en briques et un corps central qui sera agrandi au XVIIIème siècle.

Aucun plan concernant le Parc n’a été conservé, en ces années où la mode des « Jardins d’Eau » se répand en France ainsi qu’on le voit à l’évidence à Fontainebleau . L’idée d’un Grand canal obliquement inscrit par rapport à la perspective principale dut tenter le propriétaire : En 1552 il fait creuser un Canal de 800 mètres de long. « Ce fut sans doute la première structure hydraulique réalisée à cette échelle en France » .


Le grand canal

De part et d’autre du Canal, s’allongent des allées promenades, caractéristiques, elles aussi, de cet esprit de la Renaissance, quand l’eau quitte peu à peu son rôle défensif ou domestique pour devenir agrément dans un jardin. Le Parc subit de grandes transformations au XVIIIème et surtout au XIXème siècle lorsque les lignes directrices fortes disparaissent dans les sinuosités « à l’anglaise ». Mais le canal conservera toujours, heureusement, son dessin rectiligne. Depuis, le Parc a retrouvé son plan monumental classique voulu par sa propriétaire, Martine de Béhagues après l’ achat du Domaine en 1910. Certes les arbres plantés le long du Canal ont varié : tilleuls à l’origine, ormes atteints par la maladie, puis platanes dont il reste quelques vénérables groupes. Aujourd’hui, de jeunes sujets, platanes ou érables prennent leur place pour combler les vides laissés par les tempêtes ou anticiper l’inévitable vieillissement des perspectives.


Château et chapelle

Oeuvres complètes. Accompagnée d'observations et d'éclaircissements historiques par M. Letronne (Volume 29)
Auteur : Rollin, Charles, 1661-1741 Edité en 1821



Inscription de la fontaine de Fleury , terre de M. d'Argouges.

Dives aquae, niox pauper, aquis hinc rursùs abimdans
Sperare adversis didici , metuisse secundis ;
Atque aliam cuncta undè fluimt agnoscere fontem.

C. ROLLIN.

IMITATION.

Abondante d'abord, je fus dans l'indigence;
Je retrouve à présent ma première abondance.
Espérons dans les maux, craignons dans le bonheur
Et des biens d'ici-bas remontons à l'auteur.

Par feu M. D'Aguesseau l'aîné, conseiller d'état.

Nous sommes redevables de cette inscription et de son imitation à M. d'Argouges , conseiller d'état. Ou peut voir dans les notes ci-dessus les obligations qu'avait M. Koilin a cette famille illustre, si féconde en grands magistrats.