Henry Louis d'Argouges

Mémoires de la Société archéologique de l'arrondissement d'Avesnes

Auteur : Société archéologique et historique de l'arrondissement d'Avesnes   Edité en 1876

1750 — 1770
D'ARGOUGES DE FLEURY (HENRI-LOUIS)
dit le Marquis, lieutenant-général des armées du roi,
gouverneur d'Avesnes.


Armes : écartelé d'or et d'azur, à 3 quinte-feuilles de gueules, sur le tout, 2 en chef et une en pointe.

Né le 20 septembre 1689, il entra à 19 ans dans les mousquetaires et se trouva à la bataille d'Oudenarde. Ayant été fait guidon de la compagnie des gendarmes de la Reine, le 5 février 1709, il combattit à Malplaquet, le 11 septembre. Ensuite, il devint 1er cornette de la compagnie des chevau-légers de Berri, le 26 du même mois, fit la campagne de Flandre en 1710. Puis on le nomma sous-lieutenant de la compagnie des gendarmes bourguignons, avec rang de mestre de camp de cavalerie, le 9 décembre. Il continua de servir en Flandre en 1711 et 1712,et se trouva en cette dernière année aux sièges de Douai, du Quesnoy et de Bouchain. Il passa, l'année suivante, à l'armée du Rhin, et combattit, avec la gendarmerie, aux sièges de Landau et de Fribourg. Successivement capitaine-lieutenant de la compagnie des chevau-légers de Berri, le 14 juin 1723, et des chevau-légers Dauphin le 2 avril 1727, il commanda cette dernière compagnie, au siège de Kehl, en 1733.
Créé brigadier le 20 février 1734, et employé à l'armée du Rhin, par lettres du 1er avril, il se trouva à l'attaque des lignes de Dellingen, au siège de Philisbourg, servit encore par lettres du 1er mai 1735, et combattit à Clausen. La paix se fit presqu'aussitôt.
Promu au grade de maréchal-de-camp, le 1er mars 1738, il se démit de la compagnie des chevau-légers Dauphin, fut employé à l'armée de Bavière, sous le duc d'Harcourt, selon lettres du 21 mars 1742. De là, il se rendit sur la frontière de Bohême, mais avec l'armée commandée par le maréchal de Maillebois. Ayant passé l'hiver en Bavière, il rentra bientôt en France, avec la réserve de 1743, sous les ordres du prince de Conti. Il finit la campagne en Haute-Alsace, sous le commandement du maréchal de Coigny, suivant lettres du 1er août, et commanda pendant l'hiver sur le Rhin en vertu de lettres du 1er novembre. Dès lors, employé à l'armée d'Italie sous le prince de Conti, suivant lettres du 1er février 1744, il se trouva au passage du Var; à la prise de divers châteaux, dont était celui de Nice ; à l'attaque des retranchements de Villefranche et à leur prise.
Créé lieutenant-général des armées du roi le 2 mai 1744, il eut, le même jour, des lettres de service pour l'armée d'Italie qui fit plusieurs sièges dans l'été. Pendant l'hiver, selon lettres du 1er novembre, il commanda dans la vallée de Barcelonnette. Employé, par lettres du 1er avril 1745, sous le maréchal de Maillebois, il concourut à la prise de la ville et du château d'Acqui, des places de Sarravelle, de Tortone, Plaisance, d'Alexandrie, de Valence, d'Asti, de Casai ; et, en 1746, il se trouva à la reprise de la ville et du château d'Acqui ; aux combats de Refudo et de Tidon. Il continua, par lettres de 10 novembre, à servir à la même armée, mais sous le maréchal de Belle-Isle ; puis il contribua à chasser les ennemis de la Provence, et, comme les autres troupes, il finit la campagne en mars 1747. Il concourut ensuite à la prise de Nice, de Montalban, et de Vintimille, jusqu'à ce que attaqué par les ennemis, il furent contraints d'abandonner leur entreprise. Utilisé en Dauphiné, durant l'hiver, en vertu de lettres du 1er novembre, il continua de soigner cette frontière, où il demeura jusqu'à la fin de janvier 1749. Depuis il n'entreprit plus rien : la paix était faite. On lui conféra le gouvernement d'Avesnes, par provisions du 18 avril 1750.
Durant son administration de gouverneur, on reconstruisit entièrement l'hôtel de ville d'Avesnes. A cette occasion, on plaça, dans les fondations de l'édifice, en 1757, une plaque en plomb portant les noms de l'architecte, de l'entrepreneur, et des principaux fonctionnaires locaux. Henri-Louis, marquis d'Argouges, avec le litre de gouverneur de ville,y figure immédiatement avant le mayeur.

Le marquis d'Argouges. mourut à Paris le 13 janvier 1770. Il n'avait pas été marié.

(Livre rouge de la mairie d'Avesnes, 2e vol. in-fol° ; — Lachesnaye des Bois, Dict. de la noblesse, 1, 396 ; — L'abbé Expilli, Dictionnaire gèour., II, 220 ; — Tablettes hist-.r. Généal. et histor. IVe partie, p. 164 ; — De Courcelles, Dict. des gériér. français ; 1,141).


Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Seine et Marne
Auteur : Seine-et-Marne (France). Archives , Claude Rossignol , Côme Lemaire  Edité en 1875

1761
 
donation par haut et puissant seigneur Henri- Louis d'Argouges, chevalier, marquis de La Chapelle-la- Reine, lieutenant général des armées du Roi, gouverneur d'Avesnes; « lequel désirant que son marquisat de La Chapelle et sa terre d'Achères, qui ont toujours fait un partage de cadet dans sa Maison, soient conservés en leur entier, » - et voulant en même temps témoigner toute son amitié à haut et puissant seigneur Michel-Pierre-François, comte d'Argouges, son neveu, chevalier, brigadier des armées du Roi, capitaine-lieutenant de la compagnie des Gens d'armes de Bourgogne, lui a donné et donne, premièrement : le marquisat de La Chapelle-la-Reine comprenant la paroisse de ce lieu, et celles de Villiers-sous-Grès et Achères; ensemble les biens et héritages situés au territoire de Meun, etc. ;