Histoire de bateau

http://enguerrand.gourong.free.fr/oceanindien/p17oceanindien.htm

La flotte malouine, composée de quatre navires, le Maurepas, le François d'Argouges (du nom de Mgr d'Argouges, évêque de Vannes?) , l'Auguste et le Lys-Brillac partit en janvier 1710. La Compagnie y avait adjoint le sieur Hardancourt, secrétaire de son bureau, pour servir d'intermédiaire entre les malouins et ses commis aux Indes. Elle s'était intéressée dans l'armement pour 300 000 L.


Ville de Nantes
(département de la Loire-Inférieure)
Inventaire sommaire des
Archives communales antérieures à 1790

Arrêt du Conseil ordonnant d'inventorier les mousselines, toiles, poivres, thés, sucres, cauris, indigo, laines de Carménie, etc., apportés des Indes par les vaisseaux le Maurepas, le François d'Argouges, l'Auguste, le Lys-Brilhac et le Nouveau Georges, ce dernier pris sur les Anglais aux Indes Orientales, par delà la Ligne, et d'estampiller les étoffes sujettes à la marque avant d'être vendues dans le royaume. — Inventaire en conséquence dressé par Mellier. Pour les manipulations on a pris 8 marqueurs et, au Sanitat, 60 filles et 15 garçons ; les coins portent d'un côté un soleil et 3 fleurs de lis, de l'autre : Coin des Indes, 1712.

Annales de la société historique et archéologique de l'arrondissemnt de Saint-Malo  -  1904

LE ROLE DES MALOUINS

DANS LA

Compagnie française des Indes Orientales

PENDANT LE RÈGNE DE LOUIS XIV

 

La flotte malouine pour les Indes composée de 4 vaisseaux, le Maurepas, le François d'Argouges, l’Auguste et le Lys Brilhac partit en janvier 1710. La Compagnie y avait adjoint le Sr Hardancourt, secrétaire de son bureau de Paris, pour servir d'intermédiaire entré les Malouins et ses commis aux Indes. Elle s'était intéressée dans l'armement pour 300.000

Cette flotte rentra au Port-Louis, dont les magasins étaient mis à la disposition des Malouins, le 8 février 1712; une prise anglaise, le Nouveau Georges qu'elle avait fait au delà de la Ligne était arrivée en janvier à Morlaix. Le François d'Argouges avait encore capturé le Thomas de Londres et un brigantin portugais.


Revue d'histoire économique et sociale  - 1926
éditée en 1926

Bien typique peut paraître encore le gros incident de mer dont les registres de l'amirauté nantaise nous ont conservé les traces. En 1710, le capitaine Levêque, commandant la frégate Comte de Tessé, du port de Nantes, a attaqué au large des Canaries le François d'Argouges de Saint-Malo et l'a poursuivi, battant pour ce faire pavillon britannique, jusque sous le feu de ces îles. Le François d'Argouges a été de ce chef séparé de deux prises qu'il avait faites : un navire anglais, le Thomas, et un brigantin portugais, qui ont dû s'échouer et ont coulé. Après quatre ans de procédure, l'armateur du Comte de Tessé, M. Montaudouin, qui n'a négligé nulle échappatoire de procédure, ni même au passage de susciter quelques faux témoins, est enfin condamné à 15.000 livres de dommages-intérêts. Mais cette poursuite acharnée d'un navire du même pays en dit long sur les sentiments qui animaient les uns envers les autres les armateurs des deux ports bretons !

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